
Peut-on encore échapper au Capharnaüm ?
Hypolite B. ausculte les 100 mots qui fâchent...
Définition: Lieu où s'entasse un bric à brac d'objets divers
Synonymes: Bazar, bordel, bric-à-brac, confusion, désordre, encombrement, entassement, fourbi, méli-mélo, pêle-mêle, pagaille ...
Citation: "Les bureaux du « génitron » en fait de terrible désordre, de capharnaüm absolu, de pagaye totale, on pouvait pas voir beaucoup pire... (...) un méli-mélo tragique, tout crevassé, décortiqué, toute l'œuvre à Courtial était là, en vrac, en pyramides, jachère..."
(CÉLINE, Mort à crédit)
Histoire: Capharnaüm, ville située au bord du lac de Tibériade, où Jésus fut assailli par une foule hétéroclite de malades faisant appel à son pouvoir guérisseur
Sont-ils vraiment des «kamikazes », comme la presse se plaît tant à les qualifier ? A la prononciation du mot, on associe, sans trop forcer ses neurones, un attentat suicide comme il en arrive tous les jours dans le monde. « Un kamikaze se fait exploser sur une base irakienne » (La Tribune,
Sans que l’on se plonge un instant dans l’histoire du mot.
Un kamikaze désigne depuis la seconde guerre mondiale un pilote d’avion japonais effectuant une mission suicide face aux américains, en projetant délibérément son avion contre les navires de l’ennemi. Aujourd’hui, le terme est dévoyé ; il s’emploie à toutes les sauces, sans qu’il soit procédé à la distinction de l’histoire : aux origines du mot, le kamikaze opérait à bord d’un appareil identifié, dans le cadre d’une armée régulière et en respectant les règles de la guerre conventionnelle, face à des ennemis définis comme tels. Rien de tout cela aujourd’hui, puisque les attributs de la guerre classique sont inexistants : pas de déclaration d’intention, pas d’uniforme, victimes non armées … les hijackers des attentats du 11 septembre ou les candidats au suicide se faisant sauter dans un marché au Moyen-Orient sont absolument tout, sauf des « kamikazes » : des « meurtriers » peut-être, mais pas des « kamikazes », puisque le droit international n’est pas respecté.
Le qualificatif rétablit pourtant une légitimité politique. Il pare les criminels d’une respectabilité inédite. Plus que de simples assassins, les « kamikazes » deviennent également des imposteurs de notre libre arbitre. Le terme induit inconsciemment cette perception pernicieuse du soldat romantique, prêt à donner sa vie pour une cause – ce qui est très respectable en soi, mais à condition que le « courage » ne soit pas dévoyé par la déloyauté.
Kamikaze est devenu une simple forme de suicide, moins gratuite, plus engagée. A lire la presse, devenir kamikaze, c'est souvent simplement pousser un peu plus loin le militantisme, rien de plus.
J\\\'ai lu ainsi sur un forum une Marocaine révoltée par la situation en Palestine qui souhaitait devenir kamikaze et demandait la recette.
Car kamikaze ça peut aussi être une reconversion. Ainsi la Belge Muriel, rebaptisée Myriam apres sa conversion à l'islam, est passée de boulangère à kamikaze.
On parle meme de kamikaze qui a réussie et de kamikaze qui a raté. Le mari de cette autre kamikaze par exemple a réussi, mais elle qui fait une démonstration de sa ceinture d'explosifs dans une TV jordanienne a malheureusement échoué : la mise à feu n'avait pas marché. Zut alors !
Oui, avant d'être un suicidaire, un kamikaze reste avant tout un assassin.
Porté par l\\\'adoration pour son empereur, et la sauvegarde de son honneur, le kamikaze mettait fin à sa vie. Les cibles ont certes changées, car elle ne disposent jamais de blindages, de canons, de DCA... de defenses tout simplement et c\\\'est ce qui en fait un acte aujourd\\\'hui plus horrible qu\\\'hier mais je vous laisse le soin de faire glisser quelques termes et les remplacer par le contexte actuelle. Vous obtenez quelque chose qui a le gout du poulet, l\\\'odeur du poulet, la couleur du poulet... mais alors qu\\\'est ce que c\\\'est si c\\\'est pas du poulet?
Biiij,
Je ne suis pas convaincu que les kamikazes japonais enfreignaient les principes de la guerre conventionnelle. Que les américains n'aient pas su comment réagir face à un ennemi dont les valeurs de vie et de mort n'étaient pas les leurs, certainement. Mais je persiste et signe: ça restait de la guerre conventionnelle tant que les armées étaient clairement définies comme telles. Relis la charte de l'ONU (1948), tu ne trouveras pas un mot sur les kamikazes qui agissent dans le cadre d'une armée régulière. Car que dire, dans ce cas, des allemands morts jusqu'au dernier à Stalingad avec l'interdiction de se rendre ? Appelle-t-on cela "survivre"? Voire... Ils ont pourtant respecté le droit de la guerre, non ? Ce qui est non conventionnel, c'est de s'en prendre à un non-combatant, là est l'unique distinction. H&B
Les muslmans de france sont drôlement représentés avec ces cinglés là !