
Peut-on encore échapper au Capharnaüm ?
Hypolite B. ausculte les 100 mots qui fâchent...
Définition: Lieu où s'entasse un bric à brac d'objets divers
Synonymes: Bazar, bordel, bric-à-brac, confusion, désordre, encombrement, entassement, fourbi, méli-mélo, pêle-mêle, pagaille ...
Citation: "Les bureaux du « génitron » en fait de terrible désordre, de capharnaüm absolu, de pagaye totale, on pouvait pas voir beaucoup pire... (...) un méli-mélo tragique, tout crevassé, décortiqué, toute l'œuvre à Courtial était là, en vrac, en pyramides, jachère..."
(CÉLINE, Mort à crédit)
Histoire: Capharnaüm, ville située au bord du lac de Tibériade, où Jésus fut assailli par une foule hétéroclite de malades faisant appel à son pouvoir guérisseur
Plus je consomme du multimédia, plus je me persuade qu’une entente illicite est à l’œuvre entre les magnats de la presse et les laboratoires pharmaceutiques. Une sorte d’économie du mal qui tourne sur elle-même. Un win win partnership dont nous sommes une fois de plus les dindons farcis. Seigneur ! Fouettés aux « chocs » que nous sommes, il ne faut pas s’étonner que les français soient les premiers consommateurs d’anti-dépresseurs au monde …
Un effet d’annonce fera rarement l’économie de ce mot déprimant : on vantera une « formule choc », un « témoignage choc », « Encore plus de choc sur le Magazine Choc ! », une « campagne choc contre le cannabis », ou un « prix choc » pour je ne sais quelle offre mirobolante … Consommateurs-citoyens, ça vous « chatouille » ou ça vous « gratouille » ? Bien malgré lui, le dictionnaire de la langue française se métamorphose en manuel de premiers secours : vous êtes saisi, nous dit la notice, d’une « émotion violente et inattendue pouvant provoquer de grandes perturbations physiques et psychiques » au moment où vous posez vos yeux sur un tabloïd. Il est alors juste temps d’avaler votre antidote.
Les éditorialistes ne supportent même pas la conciliation et l’harmonie, au point d’aggraver encore les antagonismes. Gavés d’« ondes de choc », du « choc des civilisations », ou du « choc pétrolier », voilà que l’on nous impose un rapport violent et agressif à tout ce qui nous entoure. Comment peut-on vivre à peu près sereinement dans un monde pareil ?
Utopiste, vous rêvez peut-être d’un monde plein de « mamours » et de « papouilles » ; vous voudriez - comme moi - que toutes les réclames soient la digne imitation d’une pub Cajoline, avec ce brave nounours qui s’en va se vautrer dans une couverture embaumée de lavande. Vous en pincez pour les « contacts-chaleur », « les ondes de caresses » et autres « déclarations frou-frou » ? Seul un « électrochoc » salutaire vous le permettra !
Comme c'est bien vrai tout ca...
Et, je pense en plus que la télévision, sur cet aspect est encore plus violente.
La violense subie est de plus en plus importante et accroit forcément le mal-être général que les laboratoires s'empresseront de soigner avec leur pilules du bonheur...
Mais, j'ai appris par ailleurs que des laboatoire de recherche aux USA travaillaient actuellement sur les hypothèses des sources de cette ambiance de déprime mondiale générale (que l'on cnstate par l'augmentation régulières des maladie mentales partout dans le monde) et certaine hypothèses avancent que nous subirions également encore les effets secondaires des traumatismes du second conflit mondial...
Etonnant non ?
Suivez le guide, très cher !
http://bertrand-bertrand.over-blog.com/article-3294030.html
et là, il y a un autre site sur lequel j'argumente dans un commentaire...
Du site de Bertrand, je découvre le tien. Une nouvelle confiserie pour mes yeux de lecteurs que je me garde, pour la bonne bouche, pour l'heure du dîner.
A bientôt
Le choc est une recette presque miracle qui souvent tient du truc grossier. C'est le lapin qui sort du chapeau, la tarte à la crème qu'on balance en plein face...
Le choc est une recette presque miracle, notamment sur le net. L'internaute étant volatile, il faut le capter. Donc le choquer.
Votre comparaison entre presse et pharmacie est pertinente (et un peu teintée de complotisme...). Considérer l'info comme une drogue est juste. (http://crisedanslesmedias.hautetfort.com/archive/2006/05/21/l’info-une-drogue-pas-comme-les-autres.html)
Comme dit Peter Sloderdijk, les journalistes sont des marchands de tulipes... c'est-à-dire, qu'ils nous vendent des occasions d'être choqués. Et nous en redemandons.